Indications.


Hypertension artérielle.

Prophylaxie des crises d'angor d'effort.

Traitement au long cours après infarctus du myocarde.

Traitement de certains troubles du rythme : supraventriculaires (tachycardies, flutters et fibrillations auriculaires, tachycardies jonctionnelles) ou ventriculaires (extrasystoles ventriculaires, tachycardies ventriculaires).

Manifestations cardiovasculaires des hyperthyroïdies et intolérance aux traitements substitutifs des hypothyroïdies.

Signes fonctionnels de la cardiomyopathie obstructive.

Traitement de fond de la migraine et des algies de la face.

Tremblements, en particulier essentiels.

Manifestations fonctionnelles cardiaques à type de tachycardie et de palpitations au cours de situations émotionnelles transitoires.

Prévention des hémorragies digestives par rupture de varices œsophagiennes (prévention primaire) et de leur récidive (prévention secondaire) chez les patients atteints de cirrhose : la prévention d'une première rupture de varice œsophagienne est limitée aux patients ayant une hypertension portale, chez lesquels l'examen endoscopique révèle des varices œsophagiennes de tailles intermédiaire ou volumineuse (stade II ou III).

Posologie.


Dans le traitement de la migraine une dose de 40 mg 3 fois par jour est indiquée.

En cas de bonne tolérance un comprimé de 160 mg sous forme à libération prolongée peut être proposé.

Le traitement doit être réévaluer 3 mois après son début, temps nécessaire pour que le traitement agisse sur la migraine.

Le but rechercher est une diminution du nombre des crises et une diminution d'intensité et de durée d'une crise.

Contre-indications.


Bronchopneumopathie chronique obstructive et asthme : les bêtabloquants non sélectifs sont formellement contre-indiqués chez les asthmatiques (même si l'asthme est ancien et non actuellement symptomatique, quelle que soit la posologie).

Insuffisance cardiaque non contrôlée par le traitement.

Choc cardiogénique.

Blocs auriculoventriculaires des 2èmè et 3ème degrés non appareillés.

Angor de Prinzmetal.

Maladie du sinus (y compris bloc sino-auriculaire).

Bradycardie (< 45-50 battements par minute).

Phénomène de Raynaud et troubles artériels périphériques.

Phéochromocytome non traité.

Hypotension artérielle.

Hypersensibilité au propranolol.

Antécédent de réaction anaphylactique.

Dans le cadre de la prévention primaire et secondaire des hémorragies digestives chez le cirrhotique : insuffisance hépatique évoluée avec hyperbilirubinémie, ascite massive, encéphalopathie hépatique.

Prédisposition à l'hypoglycémie (comme après un jeûne ou en cas d'anomalie de réponse aux hypoglycémies).

Le propanolol étant excrété dans le lait, il est déconseillé chez la femme qui allaite.

Une attention particulière pour les nouveaux nés dont la mère prend des bétabloquants devra être portée, en effet, un risque de bradycardie, de détresse respiratoire et d'hypoglycémie existe après la naissance.

Effets secondaires.


Fréquent (1 à 9,9 %) :

Général : asthénie.

Affections cardiovasculaires : bradycardie, refroidissement des extrémités, syndrome de Raynaud.

Troubles du système nerveux central : insomnie, cauchemars.

Peu fréquent (0,1 à 0,9 %) :

Troubles digestifs : gastralgies, nausées, vomissements, diarrhées.

Rare (0,01 à 0,09 %) :

Général : sensations vertigineuses.

hématologique : thrombocytopénie.

Affections cardiovasculaires : insuffisance cardiaque, ralentissement de la conduction auriculoventriculaire ou intensification d'un bloc auriculoventriculaire existant, hypotension orthostatique pouvant être associée à une syncope, aggravation d'une claudication intermittente existante.

Troubles du système nerveux central : hallucinations, psychoses, modifications de l'humeur, confusion.

Impuissance.

Système cutané : purpura, alopécie, éruptions psoriasiformes, exacerbation d'un psoriasis, rash cutané.

Troubles neurologiques : paresthésies.

Vision : sécheresse oculaire, perturbation de la vision.

Système respiratoire : un bronchospasme peut survenir chez les patients présentant un asthme ou des antécédents d'asthme, avec parfois une issue fatale.

Très rare (< 0,01 %) :

Système endocrinien : hypoglycémie chez les sujets à risque.

Au niveau biologique : on a pu observer dans de rares cas l'apparition d'anticorps antinucléaires ne s'accompagnant qu'exceptionnellement de manifestations cliniques à type de syndrome lupique et cédant à l'arrêt du traitement.

Système nerveux : des cas isolés de myasthénie ou d'exacerbation ont été rapportés.

Fréquence inconnue notamment chez les enfants et adolescents :

Hypoglycémie et crises convulsives liées à l'hypoglycémie.

Surdosage.


Bradycardie, hypotension artérielle

le traitement repose sur le glucagon( 10 mg en bolus lent puis 1 à 10 mg/h) notamment chez le nouveau né présentant des hypoglycémies ( 0,3 mg/kg en injection lente)

Si ce traitement est insuffisant on aura recours à l'isoprélanine ou la dobutamine.