Syndrome myofascial du muscle pectoral MEDECIN LIBRE

Rappel anatomique

Description

Constitué du muscle pectoral qui possède 3 chefs :

  • Chef Claviculaire
  • Chef sternal
  • Chef costal
  • Un chef abdominal pour certains

et du muscle sous-clavier

anatomie du msucle sous-clavier
anatomie du muscle pectoral

  • Le muscle sous-clavier siège sous la clavicule et recouvre la première côte. Il s’insère dans sa partie médiale sur la jonction de la première côte et de son cartilage. En latérale , sur la face inférieure de la clavicule.
  •  le muscle pectoral s’insère en latéral sur le tubercule majeur de l’humérus, en deux couches. En médial, le muscle s’insère en  quatre parties séparées :
    • Les fibres claviculaires
    • Les fibres sternales
    • Les fibres costales de la 2ème à la 6ème ou 7ème côte.
    • Les fibres abdominales sur les aponévroses des muscles droit et oblique externe de l’abdomen

Fonctions

  • Adduction du bras à l’épaule (position du bras en bas)
  • Abduction du bras à l’épaule (en haut)
  • Déplacement antérieure de la tête humérale
  • Rotation interne du bras
  • Elévation antérieure du bras jusqu’à 100 ° environ vers le haut

Syndrome myofascial du muscle pectoral

Description

Le muscle sous-clavier

Douleur chronique par syndrome myofascial du muscle sous-clavier
Douleur chronique par syndrome myofascial du muscle sous-clavier

On notera que la douleur référée du muscle sous-clavier descend de la clavicule à  la main jusqu’à la main homolatérale en sautant coude et poignet

Le muscle pectoral

Douleur chronique par syndrome myofascial du muscle pectoral
Douleur chronique par syndrome myofascial du muscle pectoral
Douleur chronique par syndrome myofascial du muscle pectoral
Douleur chronique par syndrome myofascial du muscle pectoral

En fonction de la partie atteinte du muscle, différents territoires douloureux référés sont décrits (cf schéma sus-jacent). Ces douleurs peuvent être associées à des effets viscéraux principalement cardiaque :

  • tachycardie, extrasystole ventriculaire (trigger point entre la 5ème et 6ème côte)
  • Association entre ischémie myocardique et douleur du muscle pectorale

Diagnostic

La palpation du muscle retrouve des zones douloureuses, l’examen sera sensibilisé par une mise en abduction du bras à 90 °. La zone responsable des troubles du rythme cardiaque se trouve du côté droit entre les côtes 5 et 6 à droite de la xiphoïde.
Il existe peu de limitation de mouvement lié à l’atteinte de ce muscle.

Facteurs déclenchants

  • Soulever des objets lourds, surtout les bras tendus vers l’avant
  • Abduction répétée de l’épaule
  • bras immobilisée en adduction (écharpe, contre écharpe)
  •  Position en épaule ronde (épaule en avant favorisée par certaines activités type maçonnerie, auxiliaire de vie, tennis, judo, jardinage et taillage de haie, etc…)

Traitement

  • Etirement passif du muscle par abduction bras en extension partielle ou totale associée à une rotation externe
  • Infiltration de lidocaïne dans les zones douloureuses suivies d’étirements
  • Une particularité de cette prise en charge repose sur l’apprentissage du patient  pour faire la différence entre  douleur musculaire et douleur d’origine cardiaque. En effet le patient , si il pense à une douleur cardiaque, arrête toute activité physique,  ce qui est totalement contreproductif dans la prise en charge de sa douleur et de sa santé de manière générale. La démonstration du déclenchement de sa douleur par la palpation est alors essentielle pour sa prise en charge future.
  • En position debout , il faut corriger les postures patients voutés en avant. Chez la femme le port de talon haut peut permettre de corriger la posture. Chez l’homme et chez la femme un changement d’appui du pied passant du talon à l’avant du pied permet souvent d’améliorer notablement la situation.
  • En position assise,  un appuie lombaire est nécessaire, changeant la statique de haut du corps et permettant de diminuer la projection antérieure des épaules. De même le dossier d’un siège au travail ou dans un canapé doit être incliné d’une vingtaine de degré pour éviter la projection antérieure des épaules.
  • La  nuit l’oreiller ne doit pas surélever l’épaule en position de décubitus dorsal. En décubitus latéral un oreiller sous le coude permet d’éviter un raccourcissement délétère du muscle.
  • Enfin des auto étirements, réalisés dans l’encadrement d’une porte bras entre 90° et 180°, en appuie sur le montant de cette porte (ouverte), en avançant vers l’avant devront être répétés chaque jours.
Douleurs chroniques